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Comment recadrer un collaborateur sans démotiver ?

  • Photo du rédacteur: Michael Dos Reis
    Michael Dos Reis
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Recadrer un collaborateur est l’un des actes managériaux les plus délicats.Mal formulé, un recadrage peut blesser, braquer, ou démobiliser. Trop tardif, il laisse s’installer de mauvaises habitudes. Trop direct, il détruit la relation. Trop flou, il ne sert à rien.


Pourtant, un bon recadrage peut renforcer la confiance, réaligner la collaboration, et faire progresser la personne concernée.


Voici 5 clés concrètes pour recadrer sans démotiver, avec fermeté, clarté et respect.


1. Intervenir au bon moment (et pas à chaud)

Un recadrage efficace se fait ni trop tôt, ni trop tard.

Évitez de recadrer à chaud, sous le coup de l’émotion. Prenez le temps d’observer, de comprendre, et de préparer un échange constructif.

À l’inverse, n’attendez pas que le malaise s’installe : le non-dit érode la confiance.


À faire :

– Laisser retomber la tension émotionnelle,

– Fixer rapidement un entretien dédié,

– Annoncer l’objet de l’échange avec clarté.


2. Clarifier les faits, pas juger la personne

Ce n’est pas l’intention qu’on recadre, mais le comportement.

Restez factuel. Décrivez des faits observables, sans généraliser ni interpréter. Bannissez les formulations floues ou accusatrices (“tu n’es pas impliqué”, “tu fais n’importe quoi”).


Exemple :

✔️ "Sur les 3 dernières réunions, tu es arrivé en retard de 15 minutes."

"Tu es toujours en retard et ça prouve ton manque d’engagement."


3. Expliquer l’impact réel du comportement

Un recadrage utile fait le lien entre les actes et leurs conséquences.

Cela permet au collaborateur de comprendre pourquoi son comportement pose problème — au-delà du simple “ça ne se fait pas”.


Exemple :

“Ces retards répétés désorganisent l’équipe, et créent de la frustration chez ceux qui sont à l’heure.”


4. Reposer un cadre clair et atteignable

Recadrer, c’est aussi remettre un cap.

Énoncez ce qui est attendu désormais, avec précision. Proposez, si nécessaire, un accompagnement pour aider à tenir ce cap. L’objectif n’est pas de sanctionner, mais de corriger de manière durable.


Checklist :

– Rappel de la règle ou du fonctionnement attendu,

– Clarté sur les prochaines étapes,

– Accord sur une date de suivi.


5. Terminer sur une note d’ouverture et de confiance

Ce n’est pas une rupture, c’est une remise en mouvement.

Un recadrage réussi se termine par une porte ouverte : on écoute, on réaffirme la confiance, on encourage. Cela permet à la personne de repartir avec de la clarté et de la considération.


À dire par exemple :

“Je te fais confiance pour remettre ça sur les rails. Si tu rencontres des difficultés, je suis là pour en parler.”


Conclusion : recadrer, c’est aussi manager avec courage


Recadrer, ce n’est pas imposer. C’est poser un cadre juste, au bon moment, avec respect, au service de la collaboration et de la performance collective.

Un bon recadrage ne casse pas la motivation. Il la réaligne avec les attentes de l’équipe et du manager.


Chez Workinspire, nous accompagnons les managers dans l’art d’un management assertif, humain et responsable, pour faire grandir les personnes sans renoncer à l’exigence.

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